Je ne suis pas un Geek, enfin je crois
Geek, un mot tellement a la mode, désignant une personne passionnée d’informatique et de nouvelles technologies dont le but est d’être à la pointe.

Je remarque que beaucoup aiment s’associer à cette définition, à ce concept. Il y a même désormais un bon nombre de sites/blog relatant le sujet, dont le plus connu et actif serait le Journal du Geek.
J’avoue avoir du mal à comprendre ce phénomène. Selon ma vision, être un geek c’est être soumis et dépendant à la société de consommation, consommant sans besoin réel et tirant même gloire de cette consommation frénétique.
Auparavant, Bien que « populaire » ce mouvement se montre quelque peu fermé, être qualifié de geek par ses congénères peut s’avérer très difficile et se restreint à une classe sociale très aisée dû au fait de la capacité de pouvoir d’achat nécessaire.
Le geek serait-il au final un « presque bourgeois » en mal de reconnaissance sociale ?
Cette liaison me paraît trop facile.
Je penche plutôt pour le besoin d’une appartenance à un groupe, l’on parle uniquement de social car cela concerne les personnes au même pouvoir d’achat. La question reste de savoir si le besoin de possession matériel ne cache pas un mal être.
L’autre point qualifiant le geek est le temps passé devant son écran d’ordinateur, consommant cette fois une multitude de services. L’avènement du web 2.0 a donc été également l’avènement des geeks. A cette période c’est ouvert le mouvement, la classe sociale revêt alors moins d’affluence et bon nombre s’auto déclarent geek.
Le mot geek, qui était alors quelque chose de négatif, est repris par le marketing, popularisé et encensé ! « Ô joie, venez acheter mes produits, racheter la nouvelle gamme ! ». On arrive au slogan lessive « lave plus blanc que blanc ! », les gammes sont renouvelées plus rapidement, les progrès technologiques s’accélèrent (ça c’est pour le côté positif).
Mais cette matérialisation de la communication est elle une bonne chose ? Le besoin d’affirmation de soi, de reconnaissance, cela fait parti des besoins fondamentaux. Seulement je trouve cela triste que ceux-ci se voient comblés par des acquisitions matérielles et à une désocialisation classique au profit d’une socialisation virtuelle.
Il faut dire que la socialisation classique a pris un sacré coup dans l’aile. Concevoir une sortie entre amis sans parler alcool est encore possible ? Je suis pris de doute. Faire la fête, abrutir son esprit pour se libérer du mal être, quel dommage, loin de moi de généralisé à l’extrême mais ça reste un fait.
Le mode de socialisation du geek serait-il alors une évolution ? Recourir à des moyens matériels pour accéder à d’autres formes de communications permettant la libéralisation naturelle de son fort intérieur. Cette prétendue débauche au « moi d’abord » ne serait-ce qu’illusion et le véritable visage du geek serait un être communicant plus « efficace » ?
Quel dommage de devoir se cacher derrière un matériel afin de tisser son réseau et pouvoir accéder à une communication au final immatérielle. Car le geek n’est pas un asocial, il recherche même d’ailleurs ce contact.
Moi qui me pensais loin du geek avec mon téléphone portable basique au possible, mes ordinateurs constitués de pièces piochées par-ci, par-là, Ma presque absence de dépendance à mon ordinateur, etc…
Je suis peut être au final très proche avec mon envie de communiquer que je concilie avec des outils et services (ordinateur, forum, jeux vidéos en ligne, blog, …). Mes centres d’intérêt tournant autour de l’informatique, c’est donc naturellement sur ce terrain que je vais aller en quête.
Je suis loin du geek sur le plan matériel mais peut être proche au niveau spirituel. Je ferais donc, malgré moi, aussi parti de ce groupe, groupe de communicants 2.0 ?
Argh ! ^^
ps : je suis conscient que ce post n’est peut être pas d’une logique implacable ni très sensé, veuillez m’en excuser ^^







18:45
J’aime bien ton post.
Depuis que le mot geek n’est plus péjoratif, beaucoup de personnes se disent être geek et le clame haut et fort comme si ils en étaient fiers.
A l’origine, être geek ne dépendait pas du matériel que la personne disposait.. c’est juste son attachement / sa passion pour l’informatique qui lui donne se nom.
Maintenant, c’est la société qui fait la langue et donc si être geek c’est d’être à l’affu de la FNAC pour la nouvelle console, disposer de 2TO de stockage raccordé à un hub à 10 sorties, disposer de 4 pc autour de soi alors qu’on en utilise qu’un seul et d’avoir tous les épisodes de toutes les séries sur ses disques, nous n’avons rien à dire :)
Je pense que les vrais geeks se cachent \o/
Voila.
23:52
De nos jours, tout le monde se dit geek…
Pour moi le geek est une version plus sociale du nerd. Quelqu’un de tech-savvy et qui puise à l’infini dans les technologies en tout genre.
2:12
Euh, on peut etre geek avec pas un rond, être geek c’est être passionné de technologie/informatique et pas forcément besoin d’acheter la dernière console pour ça.
Si tu veux ma vision des choses:
http://nioutaik.free.fr/index.php/2007/04/10/214-qu-est-ce-qu-un-geek
C’est plus un état d’esprit qu’une appartenance à un groupe parce qu’on porte des habits noir (exemple des gothiques c’est le plus simple mais on pourrait parler de pleins d’autres qui dépendent du merchandising) surtout que de nos jours avec l’ordinateur omniprésent il y a peu de limite matériel pour le devenir
9:17
Pareil en ce qui me concerne, le geek n’est certainement pas caractérisé par une frénésie consommatrice. Il s’agit plutôt à mon sens d’un fana d’ordinateur qui ne vas pas passer son temps à jouer, mais plutôt à compiler les kernels, à développer des addons pour Zope & Plone, et se passionner pour un travail de programmation…
Il y a une certaine dimension de production dans la notion de geek, que je mettrai à la place de consommation. C’est d’ailleurs ce qui rendait le geek si peu populaire autrefois.
La notion de geek dont tu parles dans ce post fait référence à des gens qui se donne l’air d’être geek. Les vrais geeks, pour en avoir côtoyé durant 5 ans, sont vraiment des PASSIONNES avant tout.
Et comme le disait un ami en réponse à la question “si ta copine te fait un striptease, lâcherais-tu le clavier ?” : “ah ben je finis quand même ma fonction !”
Je défi celui qui se prétend être geek d’en arriver là. ;)
20:06
Le geek n’est pas dépendant de la société de consommation, il est dépendant d’un besoin de connaître et comprendre.
Le geek garde ses 23 derniers PC au cas où il aurait à récupérer une pièce.
Le geek a relié son ordi à sa cafetière.
Le geek ne cherche pas à utiliser tout ce qui est Hi-Tech, il cherche à le comprendre, le maîtriser, et cerise sur le gateau, à dépasser les limites imaginées par les concepteurs.
Le geek n’est pas autiste, ni émasculé. Pourtant il n’a pas besoin de regarder le foot, le tennis, pour se détendre, ni de se taper des guindailles pour se créer son réseau. Je dis bien réseau et pas “groupe” ou “communauté”.
Le geek est isolé et donc ne cherche pas l’appartenance à ce groupe.
Il se forme un reseau avec des personnes sur la même longueur d’onde.
Il ne cherche pas à s’identifier membre de cette communauté, mais éventuellement porteur de l’étiquette de “geek” .
Ce qui a changé c’est qu’un geek, et même un nerd est maintenant fier de l’être.
21:08
Je vois bien suite à vos commentaires que la vision de départ du geek n’est pas une vision rapproché de la consommation de masse.
Mais ce que l’on nomme geek maintenant, ce n’est pas quelqu’un comme tel ? Pourquoi le journal du geek présente énormément de matos alors ?
Je vois des concours “geek” où pour gagner il faut avoir le plus de et le plus beau matériel. Comment cela se fait-il que l’on colle l’étiquette “geek” là dessus, si l’esprit de départ n’est pas dans cette optique ?
21:26
parce que le nom est accrocheur, hype, et assez ambigu pour le grand public pour ne pas se soucier ce la différence.
8:31
Parce que posséder un objet dernier cri, ça donne au public l’impression d’être un passionné. C’est un phénomène de mode, traiter quelqu’un de “geek” est devenu une petite taquinerie gentille. Journal de geek allie la passion pour la techno au buzzmarketing, mais c’est la notion de passion qui justifie le terme “geek”…
Va voir le site copinedegeek, tu comprendras ce qu’est le quotidien d’un geek au vrai sens du terme ;)
20:58
attendez, je fini de recopier tous vos commentaire et j’envoie le texte à Renaud. Après les Bobos, je suis sûr que c’est un sujet qui peut l’intéresser ;)
20:57
MDR